Quand la vente se fait à de grandes entreprises de vente de produits finaux, ou chaînes de super-marchés, qui vendent tout de manière légale et avec des factures, l'évasion prend d'autres formes. Une partie des marchandises achetées n'est pas facturée : on exige de ses fournisseurs qu'ils livrent des produits en donation, des bonifications pour les commandes spéciales ; ou on déclare des diminutions par des pertes, des marchandises caduques ou périmées, droit au remboursement de ce qui est non vendu dans un certain délai, ...
Ainsi, souvent l'entreprise achète au noir, vend en blanc, et perçoit une TVA qu'elle ne doit pas payer et la différence s'ajoute à son profit. Mais comme les contrôles se sont améliorés, en croisant l'information de différentes sources, il est commun que les grandes entreprises qui ont une supervision fiscale, et qui doivent vendre au consommateur final avec facture ou ticket légal, ont un grand déficit fiscal par excès de ventes sur les achats. C'est là qu'apparaît la nécessité de décharger ou d'atténuer la différence avec des crédits fiscaux, c'est-à-dire en achetant ou en faisant figurer des achats qu'en réalité ils n'ont pas faits.
C'est là qu'interviennent les entreprises de fausses factures, qui constituent peut-être la tâche la plus importante de l'investigation de l'Etat. La responsabilité est imputée à des groupes intégrés par des comptables publics, avocats, greffiers et autres professionnels.